On pense parfois que la mobilisation citoyenne est une idée récente, née à l’ère des réseaux sociaux et des campagnes de sensibilisation modernes. En réalité, c’est tout l’inverse. Depuis toujours, nos sociétés reposent sur des figures de confiance capables de transmettre, d’entraîner et de mobiliser.

Une figure historique du lien social

Le compagnon du Moyen Âge partageait son savoir-faire avec l’apprenti. L’artisan ouvrait les portes de son atelier pour former la génération suivante. Le voisin donnait un coup de main pour les récoltes ou veillait sur le quartier.

Ces hommes et ces femmes jouaient un rôle essentiel : celui de passeurs. Ils ne portaient pas encore le nom d’ambassadeur du changement, mais leur fonction était déjà la même : créer du lien, faire circuler des savoirs et transformer une action individuelle en effort collectif.

Un rôle ancien, toujours actuel en santé publique

Si l’on avance dans l’histoire, on retrouve cette même logique partout :

  • Au XIXe siècle, les premiers inspecteurs sanitaires sillonnaient les villes pour protéger la santé publique.
  • Au XXe siècle, les agents agricoles diffusaient de nouvelles techniques pour nourrir la population.
  • Aujourd’hui, dans de nombreux pays du Sud, les relais communautaires restent la pierre angulaire de la lutte contre les épidémies.

En Afrique de l’Ouest, par exemple, certains villages désignent un « Monsieur Moustique », véritable ambassadeur du changement chargé de vérifier les points d’eau stagnante et de prévenir la prolifération. À Cuba ou au Mexique, ce sont des brigadistas, volontaires de quartier, qui passent de maison en maison pour sensibiliser et agir.

Partout, le constat est le même : le changement collectif s’appuie sur des visages connus et de confiance.

Pourquoi parle-t-on d’ambassadeurs aujourd’hui ?

Le mot a changé, mais l’idée reste la même. Un ambassadeur, c’est une personne qui incarne un message, inspire confiance et entraîne les autres. Dans la recherche scientifique, on parle aussi de « champions » ou de « leaders d’opinion ».

Toutes les études en sciences comportementales convergent : un message porté par un pair a beaucoup plus d’impact qu’une campagne institutionnelle descendante. C’est humain : on se fie plus facilement à un voisin ou un ami qu’à une affiche publicitaire.

Réactiver ce rôle avec la solution Zzzapp

Chez Colnex, nous croyons profondément à cette approche. Non pas parce qu’elle est tendance, mais parce qu’elle s’ancre dans l’histoire et dans la preuve.

Notre rôle n’est pas d’inventer l’ambassadeur, mais de réactiver cette fonction qui s’est effacée avec l’urbanisation. Avec Zzzapp, nous outillons ces citoyens pour qu’ils retrouvent toute leur puissance d’action.

Concrètement, cela signifie former et équiper des volontaires qui deviennent des points d’appui pour leur quartier. Ce sont eux qui expliquent les bons gestes de lutte anti-vectorielle, qui rassurent et montrent l’exemple. Loin d’être de simples relais d’information, les utilisateurs de Zzzapp deviennent de véritables moteurs du changement local.

Conclusion : un futur ancré dans le passé

En réalité, nous n’inventons rien. Nous redonnons simplement une place à ce qui a toujours existé : ces figures de proximité qui rendent possible le passage de l’individuel au collectif.

Face aux défis sanitaires et environnementaux, nous aurons besoin d’outils numériques et de données. Mais nous aurons surtout besoin de femmes et d’hommes capables de retisser du lien. Et si l’avenir se construisait justement en redonnant vie à ce rôle d’ambassadeur du changement ?