Dans nos échanges avec les collectivités, une objection revient souvent au moment de déployer une solution citoyenne : « Les habitants les plus âgés ne suivront pas, ils n’utilisent pas le numérique. »
Pourtant, c’est une idée reçue. Contrairement aux apparences, les seniors et le numérique ne sont plus incompatibles, bien au contraire.
Le smartphone : nouvel équipement central des seniors
Les données montrent un mouvement de fond incontestable. Chez les plus de 70 ans, le smartphone est devenu l’équipement de référence. En 2024, 7 seniors sur 10 en possèdent un, soit une progression spectaculaire de huit points en une seule année.
Mieux encore : l’usage ne se limite pas aux appels. Plus de la moitié des 65 ans et plus se connectent désormais à Internet via leur téléphone, et une majorité l’utilise chaque jour. Cette progression des seniors et du numérique est d’autant plus notable qu’elle partait de loin. Initialement sous-équipés, ils ont comblé leur retard pour se rapprocher des standards des autres générations.
Santé et bien-être : les applications entrent dans les mœurs
L’usage des applications suit la même dynamique. Près d’un tiers des plus de 50 ans déclarent utiliser une application de santé ou de bien-être (suivi d’activité, nutrition, sommeil).
L’intérêt ne faiblit pas avec l’âge. Fait marquant : les plus de 80 ans se déclarent majoritairement favorables à l’usage d’applications santé. Cependant, pour garantir l’adhésion entre seniors et numérique, l’outil doit être adapté.
Les études convergent sur trois conditions sine qua non :
- Le coût : Il reste un frein important (matériel, abonnements).
- La confidentialité : La protection des données est indispensable à la confiance
- La simplicité : Un contenu ciblé, accessible immédiatement, sera toujours privilégié face à une interface complexe.
Le constat terrain de Colnex : toutes les générations participent
Ces statistiques rejoignent ce que nous observons lors du déploiement de Zzzapp dans les territoires. La pyramide des âges de nos utilisateurs est parfaitement équilibrée. Toutes les générations participent à la lutte anti-vectorielle, y compris les plus de 65 ans.
En réalité, l’âge ne constitue plus une barrière à l’usage. Ce qui fait la différence pour réussir l’inclusion des seniors et le numérique, c’est la valeur perçue de l’outil, la confiance qu’il inspire et la qualité de l’accompagnement proposé par la collectivité.